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ARS TENEBRIS

Une spéléologie au cœur des ténèbres pour ceux qui ne craignent pas de pénétrer les mystères défendus. L’Occulte, l’Enfer, le Mal et son origine, Satan, le Malin et ses Démons, le Gothique, l’Epouvante, la Mort, l’Amoralité, autant d’épouvantails dans le champs de la conscience où s’entrelacent étroitement le meilleur comme le pire. La peur ne résiste pas à l’observation scrupuleuse d’un phénomène, elle se transforme en fascination pouvant tourner parfois à l’obsession.

American Horror story

Publié le 8 Janvier 2013 par Darkana in Films et séries

 

 American-Horror-Story-Season-One

Cette nouvelle série inspirée des grands classiques de l’épouvante,  au style indéniablement chic et choc nous ouvre les portes de La Maison hantée dans toute sa splendeur. Une maison où les propriétaires « repartent » tous sans exception les pieds devants, en continuant cependant à hanter les lieux avec toutes leurs frustrations et complexes divers. Au bout d’une centaine d’années c’est une belle réunion de névrosés psychopathes au passé sordide qui tourmentent sans merci les habitants de la demeure victorienne.  La nouvelle famille propriétaire des lieux que l’on va suivre dans cette saison 1 est pathétiquement ordinaire dans ses dysfonctionnements : le père psy et largué, la mère frustrée à l’aube de la ménopause et l’ado dépressive constituent les seules bases rassurantes d’un contexte auquel on puisse s’identifier un peu dans cette histoire où les spectres se mêlent aux vivants jusque dans la luxure. Pour le reste, on  nous traine  dans les horreurs les plus sophistiquées particulièrement dans la cave, lieu où trône le chirurgien junkie avorteur à ses heures atteint du syndrome de Frankenstein. La voisine envahissante Constance (Jessica Lange) et sa gamine trisomique à l’humour glacial dérangent et intriguent par leur connaissance des arcanes sinistres de la demeure qu’elles partagent avec la chaude soubrette en jarretelles (seulement pour les hommes) et l’homme en combi total latex, serial killer, violeur et géniteur d’un enfant monstrueux. Il est difficile de ne pas se laisser prendre par cette atmosphère des plus glauque où les personnages amoraux reflètent les pires perversités dans un effet de déjà-vu proustien du fait de multiples références de bon goût. Le gore surgit parfois sans complaisance, et nos craintes ne sont jamais déçues de voir nos monstres intimes  prendre vie à l’écran. On a cependant toujours le choix dans les scènes extrêmement dérangeantes (ou pas) de se raccrocher à l’humour à l’arsenic sous-jacent,  très présent dans le générique (les photos de ces mômes au regard infernal et la musique par-dessus, quel bonheur…).
Série totalement déconseillée aux femmes enceintes…