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ARS TENEBRIS

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Cultus Sabbati: Provenance, Rêve et  Magistère

Cultus Sabbati: Provenance, Rêve et Magistère

The Dark Lord - Mitchell Nolte -

La sorcellerie sabbatique est un autre nom pour La Foi Sans Nom. C’est un terme utilisé pour décrire une tradition perpétuelle de sagesse sorcière, un chemin initiatique procédant à la fois de la vision immédiate et de la succession historique.

Au sens historique, la tradition sabbatique a comme toile de fond la tradition rurale de sorcellerie des campagnes et les pratiques européennes de haute magie rituelle. Les pratiques médiévales et du début de la magie moderne des sorciers et femmes sages étaient larges et variées dans la forme, mais invariablement ancrées dans les actes pragmatiques de guérison, de magie de l’amour, guérison par les plantes et de sorts.

Où les pratiques des arts sorciers se chevauchaient avec celles des traditions de haute magie, l’invocation des anges, l’astrologie, et les incantations latines étaient intégrées dans la magie quotidienne. Notamment, ces rituels, charmes et formules employaient le langage de la culture religieuse prédominante, à savoir le christianisme, en mélangeant souvent la religiosité populaire en une composition unique à chaque pratiquant individuel. Bien que les magiciens rituels et les sorciers guérisseurs utilisaient de la même façon des formules chrétiennes dans leurs praxis, on pourrait affirmer que ce langage religieux était naturellement le langage narratif de l’époque pour les rites magiques. Cependant, malgré le changement de langage et culture, les méthodologies immémoriales et les outils de rituel magique – l’esprit d’évocation, le cercle rituel, le bâton, sigil, corde, nœud, charmes, l’aspect des étoiles, la flore et la faune, invocation, exorcisme et bien plus – restaient dans l’ensemble constants.

Andrew D. Chumbley

Une dimension importante de la religiosité magique et sorcière était le domaine onirique ou domaine des rêves. Les zones périphériques de folklore européen conservent des vestiges de mythes relatifs aux lieux oniriques de rendez-vous des sorcières, de convocation de peuple des fées, et les vols nocturnes de la Chasse Sauvage. Mêlé aux conceptions théologiques chrétienne, le fond des croyances populaires favorisait la formation du rituel stéréotypé sorcier que l’on connait en tant que « Sabbat des Sorcières ». Selon une perspective ésotérique, il est considéré que le Sabbat est la convocation astrale ou en rêve des âmes des ritualistes magiques, leur nature animale, et un vaste ensemble d’esprits, d’elfes et autres êtres surnaturels. Il est admis que le lieu véritable du Sabbat est à la croisée des chemins de l’éveil, du sommeil et de la rêverie, c’est-à-dire, dans l’état de Rêve Réel, le domaine où la Dame Lune, le soleil nocturne, illumine un monde hors d’atteinte pour le non initié.

Les enseignements du peuple sorcier sont nés et ont disparus pour la plupart de la culture moderne européenne, mais ici et là des fragments de légendes ont été transmis jusqu’à l’époque actuelle. Dans les cas où les gardiens des légendes et rituels étaient des adeptes ardents des arts magiques, les fragments ont fusionné pour établir des courants de tradition consciente. Lorsque deux ou plus de ces courants se sont rejoins, un fleuve est né, Et c’est de là que le « Cultus » actuel de la tradition soi-disant « Sabbatique » émerge.

Le Cultus Sabbati est un corps d’initiés magiques pratiquant à la fois des rituels solitaires et collectifs, dont la tradition linéale descend, autant dans sa forme orale qu’écrite, de pratiques d’art sorciers et de rituels magiques survivant au 19e siècle. Ce ne signifie pas que nous pratiquons les mêmes rites et sorts etc. que ceux du peuple sorcier du 16e et 17e siècle, du fait que ce soit la nature intrinsèque de ces choses de changer de forme et de manière. On doit se rappeler que les rituels sont dotés d’une âme à travers la pratique, que les esprits tout autant que les hommes et les femmes transmettent et enseignent l’Arte Magica. Alors que les générations passent, quelques légendes subsistent dans leur forme initiale, d’autres non – elles changent, évoluent et s’adaptent à l’époque, aux besoins et idées. Au siècle dernier des courants de coutumes et de traditions orales ont prospéré au sein de cercle restreints de pratique rituelle, et en étant passé de génération en génération, les enseignements simples des magiciens ruraux ont grandi, fusionnant dans leur longévité pour établir des traditions avec rites, initiation et admission formelle. Les lecteurs ici sont bien avisés que le Cultus Sabbati est un cercle clos et en accord avec une coutume ancienne, ceux qui demandent à y entrer ne sont pas admis. L’initiation se fait uniquement sur invitation. Où les esprits le souhaitent, un chemin sera trouvé.

 

Le cercle du Cultus Sabbati chérit les sorts et coutumes légués par les générations passées. L’usage de psaumes, divination bibliques, coutumes orales et de praxis rituelles sont toujours avec nous, se mêlant à un plus large corps de légendes, certaines anciennes et d’autres nouvelles – et pourtant constantes dans la vivification des courants intemporels de rêves. Alors que le temps passe, le cercle écoute les esprits-patrons de son héritage, et par le biais de rêves et des esprits-médium le cercle prend chair et avance. L’authenticité de notre travail ne repose pas dans l’antiquité, elle est active dans notre vision présente et permanente.

L’art sabbatique traditionnel emploi souvent des noms et l’imagerie démonologique faisant partie d’un code pour transmettre une gnose d’auto libération luciférienne. Similairement, et comme cité auparavant, les rituels peuvent utiliser des termes et formes chrétiens, à la fois dans le cadre d’une coutume de longue date et/ou l’intention sorcière de réorienter volontairement les ‘croyances » accumulées à des fins magiques. Les aspects positifs et négatifs de cet arcane sont traités dans le livre Azoëtia (Xoanon, 1992) sous le nom « l’iconostasis de la croyance » et les lecteurs sont invités à le consulter pour davantage de compréhension détaillée. Il faut être sage pour discerner l’usage de voiles sur les voiles :  l’usage de termes démonologiques ne doit pas être mal interprété comme le plaidoyer d’un vulgaire satanisme, magie noire ou similaire ; de même que notre usage positif de termes judéo-chrétiens ne devrait pas impliquer notre adhérence dans un sens conventionnel. La tradition Sabbatique utilise les enseignements sorciers d’une nature gnostique spécialisée, une partie superficielle combinant un usage codé de termes aussi bien luciférien que chrétien- païen. Il faut être prudent dans l’interprétation de ceci ; c’est un test ! Peu le dépassent. (Il est sérieusement recommandé que tous les étudiants et chercheurs sincères aspirant à toutes les formes d’art sorcier traditionnel soit sur leurs gardes et de façon justifiée ; Testez tous ceux qui parlent de ces questions, et tenez fermement seulement à ce qui est de bonne renommée, de bon conseil et d’intégrité prouvée.)

 Une caractéristique définissant le Cultus est son usage particulier des mythes du Moyen-âge et du début du sabbat des sorcières européen moderne comme base et expression de ses rituels et pratiques. Il ne s’agit pas simplement de demeurer dans le passé ou le caractère superficiel humain, mais plutôt une réification de l’esprit de la puissance de la réalité onirique du Sabbat dans une tradition permanente de pratique magique. Toute la complexité de l’imagerie du Sabbat des Sorcières est comprise ésotériquement comme une réalité intemporelle de notre rituel. Quand perçue à nouveau à travers la praxis, le rêve, la médiumnité, les myriades de thèmes du Sabbat produisent une sagesse renouvelée et sert de codes secrets entièrement justifiés pour les enseignements de vols oniriques, de transformations ataviques, de guérison par les plantes, divination, ritualisation, observance duelle, culte des esprits et plus encore.

La symbolique sabbatique a donc été utilisée pour encoder et relater les enseignements accumulés et toujours en développement dans notre tradition. Rêver et la translation de rêves rituels et rituel-en-tant-que-rêve forment la base rationnelle et le contexte de notre travail. Le discours actif entre les initiés et nos esprits-patrons inspire et motive ce rêve. C’est incontestablement manifeste dans le talent artistique d’initiés individuels, soit à travers des textes, performances rituelles, chanson, peinture, artisanat ou image. Où l’étincelle de la vision jaillit, où l’inspiration est communiquée…la voie est tracée à nouveau.

Qu’il en soit ainsi !

 

Traduction par Nacht Darcane de l'anglais au français de l'article suivant:  https://xoanon.co.uk/cultus-sabbati/