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ARS TENEBRIS

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Féminité versus féminisme

Féminité versus féminisme

Giger

La libération de la femme revendiquée par les féministes avait à l’origine pour but de donner des droits à la gent féminine : droit de vote, droit au travail, droit au pouvoir, droit à l’éducation, droit à la liberté d’expression, droit à l’avortement et plus encore. Ces revendications légitimes ont été entendues et des mesures ont été prises dans les pays occidentaux pour accorder aux femmes un statut social égal à celui des hommes. On peut voir cela comme une victoire ayant modifié le rapport homme/femme radicalement, chamboulant l’organisation de la cellule familiale pour le meilleur et pour le pire. La femme objet est devenue tabou, les attributs féminins ne sont plus politiquement corrects, couvrez ce sein que je ne saurais voir sur les médias sociaux impose une censure quasi puritaine. Ces conséquences d’un féminisme agressif et acharné n’ont-elles pas déféminisé le beau sexe ?

 

La guerre des sexes

Scinder l’humanité en deux genres bien distincts est naturel, l’homme et la femme sont bien différents dans leur biologie et leur psychologie. L’influence des hormones est une réalité. Le rôle de procréation confère à la femme un domaine qui lui est réservé. L’homme parfois frustré de ne pouvoir être « enceint » est cependant consolé de ne pas connaitre les affres de l’accouchement et le poids de la maternité. La féministe militante semble être allée trop loin en instaurant un climat hostile entre les sexes, une sorte de guerre froide aux accents stériles et frigides au nom d’un idéal social sans âme. La guerre entre les sexes est l’avènement de la fin de l’espèce. Fort heureusement, Eros, dieu immortel, compagnon intrinsèque de la femme n’a pas capitulé, n’en témoigne l’exhibition volontaire de femmes dénudées sur leur compte Instagram.

L’union des opposés

La jouissance de droits égaux quel que soit le genre ne se discute pas mais cela ne signifie pas pour autant que les femmes doivent devenir des hommes, ou vice versa. Le pouvoir ancestral de la femme réside dans son pouvoir de séduction et d’initiation aux mystères de la lune en opposition à la force protectrice et guerrière de l’homme. L’homme crée et détruit, conceptualise et construit pour faire évoluer les conditions de vie de l’espèce. La femme reçoit, abrite le mystère et insuffle son influence indirectement par les voies invisibles de l’inspiration. L’union des opposés, principe de base de l’attraction et de l’union, implique un rapport de force complémentaire nécessaire à une tension fertile et passionnée.  

L’éternel idéal féminin

Dans l’idéal classique et peut-être même un peu cliché, la femme désire être séduite et possédée, parfois par une force sauvage qui la dépasse, dont le mâle alpha est l’archétype. L’homme quant à lui a besoin de conquérir une femme forte qu’il vénère sans pour autant la comprendre totalement, fasciné par le fantasme du mystère et de l’insaisissable féminin. La féminité n’a rien à voir avec les cosmétiques ou les préoccupations légères de femmes obsédées par les tâches domestiques et l’éducation de leurs enfants. La féminité dans toute sa splendeur est la pleine possession par la femme de son pouvoir initiatique, incarnée par la prêtresse antique dont les puissances sexuelles et spirituelles se conjuguent pour ouvrir des abysses de connaissance insoupçonnée.

Les vestales, la prostituée sacrée, les nymphes, les sirènes et la célèbre Gorgone, autant de reflets de la femme primordiale, enchanteresse et fatale, protégée et crainte, possédée et souveraine. C’est le regard de l’homme qui rend la femme belle et désirable, lui faisant ainsi prendre conscience de la fascination qu’elle exerce dans l’éternité. Malgré les apparences, lorsque la femme se retire de la vie profane, en ne désirant rien d’autre qu’être elle-même, c’est là qu’elle domine le monde.